Maybe & Co

Le blog de Maybe et des autres chevaux

10 octobre 2007

El Quatar

El Quatar était un pur sang anglais bai que j'ai connu à Pixérécourt. Il m'a énormément appris et j'ai vécu de supers moments avec lui, que ce soit à cheval mais surtout à pied, simplement en passant du temps dans son box.

La première fois que je l'ai remarqué, c'était parce qu'il y avait trois personnes à la porte de son box et qui visiblement n'osaient pas rentrer. Du coup je suis allée voir ce qui se passait. Après quelques explications, il s'avère que la bête (que je ne connais donc pas du tout) est soit-disant inapprochable et qu'à chaque tentative il a fallut sortir du box en catastrophe, sous peine de se faire botter. Sympa le chwal ! Du coup forcément je me propose pour lui mettre son licol. J'aime bien les chwaux à problème lol. J'entre dans le box, je toise la bête... il se précipite sur moi et me fait faire un tour complet dans son box. Oulà ! Pas de ça avec moi ! Un tour ok, mais pas deux ! Sans même comprendre ce qu'il lui arrive, il se retrouve coincé au fond du box, tellement interloqué que lui passer le licol est une formalité.

Après cet épisode ô combien héroïque (mdr), j'ai souvent été appellée à la rescousse pour attrapper la bête, surtout par les débutants qui n'osaient pas s'imposer à lui et cédaient sous ses menaces. Il faut dire qu'il testait dès l'abord du box pour savoir à qui il avait affaire. Bon cheval de club quoi, mais en plus, très dominant.

Je ne me souviens plus trop de la première fois où je l'ai monté. Enfin je sais que je n'ai pas eu de problème particulier avec lui. Du coup quand j'ai entendu parler de lui par d'autres cavaliers je n'avais pas du tout l'impression qu'on parlait du même cheval. Ah bon il tire ? il embarque ? il vire ses cavaliers et fait 15 tours plein pot avant de se calmer un peu ? Ah... Effectivement je l'ai vu faire avec les autres, mais jamais avec moi.

Monté je le trouvais plutôt sympa, très à l'écoute et aussi très bon professeur. Surtout à l'obstacle : il calculait ses foulées pour moi et il rectifiait le tir quand je me trompais (foulées, trajectoires... pratique  !). Et pas une fois il n'a voulu m'embarquer, ni fait mine d'accélerer sans que ça lui soit demandé. Mais pour qu'il donne sa science et son consentement, il fallait impérativement s'imposer dès l'abord du box. Sans violence (je pense qu'il aurait botté voire mordu quelqu'un d'aussi indélicat), mais avec fermeté. Et c'est là que je lui dois énormément parce que j'ai appris mine de rien à être encore plus dominante que lui (et c'était pas rien). Comment simposer par sa seule présence, occuper l'espace et aller au bout de ses demandes.

De fil en aiguilles, je l'ai amené à supporter de plus en plus de choses de ma part. Il était très douillet au pansage, faisant parfois mine de mordre ou de botter. Mais il a appris à ne rien dire avec moi, si ce n'est secouer la tête quand j'y allais un peu trop fort. Mais il ne faisait rien de plus, il savait qu'il aurait ses calins à la fin, pour s'être bien comporté. Du coup je faisais même exprès de le chatouiller au grasset, l'endroit le plus sensible. Je suis sûre qu'avec quelqu'un d'autre il aurait lancé son sabot pour l'envoyer balader ! Mais il se contentait d'encenser puis je lui sautais au cou pour une grande séance de papouilles et il adorait ça !

A suivre...

Posté par LittleMule à 21:20 - Hommages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juillet 2007

Sucre d'Orge

Voilà le premier article d'une (longue) série. Je mettrai de temps en temps des hommages à des chevaux ou poneys avec qui j'ai partagé des moments qui n'ont pas de valeur. Certains ont traversé ma vie furtivement mais m'ont particulièrement marquée. Avec d'autres j'ai tissé des liens au fil du temps.


Aujourd'hui, hommage à Sucre d'Orge.

Quoi de plus normal de commencer par lui puisque c'est le premier poney que j'ai monté "sérieusement", c'est à dire en étant soi-disant aux commandes (mais bon, en fait vu que je débutais c'est lui qui faisait tout lol).

Ce poney bai-brun était un croisement de shetland et de je ne sais quoi. Il était plus grand que les shet' mais tout aussi "bouboule" physiquement, surtout qu'il était particulièrement gourmand. C'est le seul poney que j'aie connu capable de brouter au grand galop sans même ralentir l'allure. Monsieur n'aurait pas apprécié de passer à côté d'une belle touffe d'herbe sans en profitter.

J'ai commencé l'équitation au poney club d'Heillecourt, alors que j'avais 10 ans (avant j'avais fait un peu d'attelage). Comme j'étais la "petite nouvelle" et que je ne pouvais pas monter en cours débutant (à cette époque il n'y avait que 3 niveaux : débutant, moyen et confirmé) la monitrice voulait à chaque fois me donner le plus petit des poneys (Snoopy) et puis quand elle me voyait arriver, elle voyait bien que j'étais trop grande alors elle se rabattait sur Sucre d'Orge. Il faut dire que c'était une crème pour les débutants !

La première fois que je l'ai monté, on est partis en balade, à cru puisque le club n'avait pas les moyens d'avoir des selles. Bon il y avait quelques personnes à pied pour nous accompagner mais pas pour tenir les poneys. Heureusement Sucre d'Orge était hyper calme et gérait tout, alors j'y ai vraiment pris du plaisir. J'ai même pu découvrir le trot, sans me casser la figure lol. Il faut dire que Susucre était vraiment trop génial pour le débutant : je l'ai découvert plus tard, en fait quand le cavalier était déséquilibré, il savait le remettre en place sur son dos d'un coup d'encolure ou en se replaçant en dessous !

Ensuite j'ai remonté ce super poney un bon nombre de fois et il m'a appris énormément ! Déjà à beaucoup mieux monter que ce qu'on apprend souvent avec les poneys. Parce qu'avec lui les coups de talon et autre, ça ne risquait pas de marcher !  Ceux qui montaient comme ça n'en obtenaient rien, si ce n'est un coup de cul s'ils en venaient à se servir de la cravache. Non, Sucre d'Orge avait sa façon à lui d'exiger une monte plus fine. Plus tard quand je suis passée aux chevaux je n'ai eu aucun mal à m'adapter à leur "finesse" soi disant plus grande que chez les poneys. J'ai juste retrouvé la façon de monter que j'avais avec Sucre.

J'ai des milliers de souvenirs avec lui, mais je crois que les meilleurs sont ceux des balades. Qu'est-ce que j'ai pu m'éclater avec lui ! Au point que je l'ai même pris pour notre mini-randonnée de 3 jours à Rosière aux Salines. Au début la monitrice n'était pas chaude pour que je le prenne pour les balades un peu longues, elle avait peur qu'il lambine et se laisse distancer. Mais avec moi il avait une de ces pêches ! Il se donnait à fond à chaque fois.

Mon dernier souvenir marquant avec lui, c'était alors qu'on revenait à Heillecourt à la fin de la rando. On faisait la course par 2 dans notre chemin spécial. Je me suis retrouvée à courir contre Paroi, un pur-sang anglais ! Et bien Sucre d'Orge a démarré aussi bien que lui ! Je l'avais jamais senti galoper aussi vite, c'était un vrai régal ! J'étais penchée en avant, la tête dans sa crinière et il n'y avait plus rien d'autre. Finalement on a fini ex-equo avec Paroi, mais bon son cavalier l'avait quand même un peu retenu (j'crois qu'il avait un peu peur de cette vitesse...lol).

Sucre d'Orge était vraiment un poney extra-ordinaire, qui s'adaptait au niveau de son cavalier et lui apprenait à s'imposer en douceur. Parce qu'il avait un fort caractère mais la violence n'apportait vraiment rien avec lui, au contraire !

J'imagine que maintenant il a rejoint le paradis des chevaux car il n'était pas tout jeune et c'était il y a 17 ans (déjà). Je suis sûre que là-haut il continue d'être un excellent poney, plein de pêche et au caractère bien trempé, certainement pas impressionné par ces "grands dadais" de chevaux !

J'essayerai de retrouver des photos, même si j'en ai pas beaucoup de cette époque (snif).

Posté par LittleMule à 14:19 - Hommages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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